
Jordan Fox est une étoile montante du porno gay : sollicité pour de grands labels tels que Cazzo, Michael Lucas… c’est du coté de la prod CrunchBoy qu’il se fait connaître en France.
J’ai le plaisir d’avoir pu l’interviewer pour le blog des beaux mecs (à paraitre bientôt), voici un primeur ses propos :
Bonjour Jordan, dis-nous un peu pourquoi tu t’es lancé dans la porno?
Au début, je voulais le faire juste une fois dans ma vie, pour voir cela ressemble à quoi de faire du porno. J’aime le sexe, mais je ne voulais pas en faire nécessairement une carrière. Je ne cherchais pas à être mis de l’avant, à devenir une vedette. C’est pour cela que j’ai joué dans trois films au début, ensuite j’ai arrêté jusqu’en mi-2009. J’ai fait plus de sports, plus de gym, je suis devenu plus musclé, j’ai dans un sens amélioré mon look et j’ai repris la porno et cela a dépassé mes espérances. J’ai été plus loin. Pour moi, c’est comme monter un escalier: tu montes une marche, ensuite une autre, ainsi de suite. Les contrats m’arrivent maintenant sans que je cherche vraiment.
Qu’est-ce que tu aimes de la porno?
Pour moi, le travail d’acteur c’est justement le travail qui n’est pas uniquement que de se déshabiller devant la caméra. Parce que pour moi, c’est de s’adapter, de jouer sur des registres différents, si c’est d’être romantique, d’être plus violent, etc. C’est été, j’ai été le metteur en scène du film En vacances avec Jordan Fox, pour le studio français Crunchboy.fr. C’était la première fois que je faisais ça. J’aime toujours faire de nouvelles choses parce que c’est un métier qui est en lien avec le milieu de l’art. Récemment, on m’a demandé d’inaugurer une exposition d’art érotique. On me sollicite donc pour des choses qui sont autres que d’être uniquement un acteur porno. Pour moi, je prends mon métier comme étant un artiste, un «entertainer» qui touche à divers domaines, c’est ce que j’aime.

Puisque tu en parles, est-ce que, comme d’autres acteurs, tu fais des performances dans des clubs, etc.?
On m’a proposé de faire des shows dans des clubs. J’ai déjà été à Athènes, à Berlin, à Istanbul, en France, en Espagne, etc. Cela a été un vrai défi parce que je n’avais jamais fais cela auparavant. Cela est très stimulant et énergisant parce qu’on sent la tension, l’excitation du public. On se sent porté par l’adrénaline. Ce n’est pas le cas lorsqu’on est enfermé dans un studio sur un plateau. Bien sûr, on le sait qu’on le fait pour des gars qui vont voir les films et qui vont se masturber, mais ce n’est pas pareil, on n’est pas en contact direct avec le public, on le fait pour eux, parce que on sait les effets que l’on veut produire chez celui qui regarde le film. Mais lorsque je fais ces spectacles, je peux, par après, rencontrer les gens, échanger avec eux, prendre une photo, leur signer une dédicace… cela leur fait plaisir. Et j’aime faire plaisir au public même si je n’ai pas toujours le temps pour cela.
Tu as tourné pour des studios en Allemagne, en Angleterre, tu as joué dans des films de Michael Lucas, entre autres, quelles sont les différences entre les réalisateurs et les studios?
Chaque production, chaque réalisateur, chaque studio est différent. Ils sont tous très différents les uns des autres. Donc il s’agit de s’adapter aux diverses productions, aux situations, et c’est cela qui me plaît. Malheureusement, beaucoup d’acteurs dévalorisent leur métier alors que, pour moi, c’est un métier, c’est un travail. Il faut être là pour le réalisateur, comprendre ce qu’il veut, ce qu’il recherche, comprendre le public pour qui il tourne le film, son objectif, la thématique, etc. Il y a un tas d’éléments à prendre en ligne de compte. Je suis fier du travail que je fais, mais c’est à chaque fois une nouvelle remise en question, un défi. Est-ce que j’ai été à la hauteur, est-ce que j’ai donné une bonne performance, etc.? Cela donne beaucoup d’adrénaline que de relever les défis et c’est ce qui me stimule et m’insuffle l’envie de continuer.

Avec ton expérience dans la porno, qu’est-ce que tu as aimé le plus dans ce milieu-là?
J’aime les beaux décors naturels, en extérieurs, j’apprécie énormément ces types de productions-là. J’ai tourné, l’an passé, en été, une scène sur un bateau voguant sur un lac pour Sprizz!, en Allemagne, c’était très beau. Récemment, j’ai joué dans un film à thématique de Noël pour Diamond Pictures, je crois que cela va s’appeler Jingle Balls ou Christmas Balls! C’était un film très drôle, très sympa et c’est nouveau pour moi. Je me rends compte que ma carrière est très diversifiée et riche. Mon objectif est d’avoir une carrière solide, diversifiée, de travailler dans des pays différents avec des cultures variées et de participer à des productions toutes différentes les unes des autres, de ne pas faire qu’un seul style, pour moi, c’est plus intéressant que de devenir un grand acteur très connu ou d’être un super porn star!
En même temps, je ne sais pas si je me trompe, mais tu sembles jouer très souvent des rôles du gars dominant, dominateur, un peu brute même, non?
J’ai l’air d’être un peu plus «punchy», plus tough, plus rough, en effet, c’est l’image que j’ai souvent l’air, oui.
C’est peut-être en raison de ton physique plus sportif, tes cheveux coupés très courts, ton allure?
Je crois que cela me donne un air plus «bad boy», plus sauvage oui. Mais, en même temps, c’est ce qu’on me demande aussi. Mais je n’ai pas fait que cela, j’ai aussi joué dans des scènes parfois plus romantiques comme celle dans Inside Israel. C’était sur une plage par un magnifique coucher de soleil, c’était tout à fait incroyable. J’avoue que c’était un peu stressant. Je me demandais si j’allais réussir à le faire. Et c’est justement ce que j’aime, c’est l’intérêt de faire de telles scènes qui sont dures, qui demandent un effort pour l’acteur, sinon c’est comme d’aller à l’usine à chaque matin… La scène dans Inside Israel, avec Hugo Martin, restera pour moi un très beau moment, un beau souvenir d’être en Israël, d’être entouré d’une équipe nombreuse, de rencontrer des gens qui viennent de partout, parce que c’était un casting très international où l’on retrouvait des acteurs d’Israël, des États-Unis, du Brésil, de l’Argentine, de la Slovaquie, etc., moi qui venait de la France. J’aime bien ce genre de productions très internationales, j’y apporte mon côté français et lorsque je tourne en France, j’y apporte mon côté international, mon expérience vécue dans d’autres pays.

Est-ce qu’il y a des choses que tu aimerais faire, des fantasmes?
Il y a un tas de choses que j’ai réalisées et d’autres rôles que je n’ai pas joués encore et que je suis impatient de faire. Je voudrais tourner dans un film de soldats, de militaires, j’aime bien les uniformes ou encore des pompiers, c’est très excitant. J’ai confiance que cela se fasse un jour. J’aimerais bien, encore, jouer dans un film avec de beaux décor comme celui en Israël.
Y a-t-il un style de production que tu préfères en particulier? Ou un réalisateur?
Je suis ouvert à tout. J’ai adoré travailler autant avec Michael Lucas qu’avec Jess Royan [le réalisateur] chez Crunchboy.fr et qui est un petit studio très artisanal. Je trouve que chacun d’entre eux m’apporte quelque chose et j’ai appris de chacun. Je suis un acteur en évolution, je suis là pour apprendre.
Chacun a ses différences. Les Allemands, par exemple, leur point fort, c’est l’organisation, ils sont méthodiques et très organisés. Les Français sont moins formels, plus cools aux tournages. Les Américains, quant à eux, possèdent de grands moyens, il y a beaucoup de personnel sur les plateaux, ce sont de grosses productions. D’un autre côté, les Anglais ont l’air moins organisés mais, au final, on s’aperçoit que ce n’était qu’une impression, qu’en fin de compte ils sont très professionnels sans en avoir l’air. C’est ce qui fait leur force. De voir les différences entre les productions et les studios, c’est ce qui est intéressant dans ce métier. Je suis très ouvert aux autres cultures et en travaillant dans plusieurs pays, à des productions variées, on apprend sur ces pays, sur ces cultures, sur les gens, etc. Je suis très content de cela.
Que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe, beaucoup de jeunes acteurs se lancent dans la porno en faisant du bareback (sexe sans condom), qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce qu’on te l’a déjà proposé?
On me l’a proposé, bien sûr, mais pour moi la ligne est claire, je ne le ferai pas. Pour les adolescents, pour de jeunes gais, aujourd’hui, l’Internet est une manière de découvrir la sexualité. Donc, pour cet ado qui regarde les acteurs sur le web, il apprend. Donc, dans une certaine mesure, l’acteur fait aussi de l’éducation sexuelle. Pour moi, ce n’est pas compatible qu’un acteur qui soit bien dans sa peau, dans sa tête, etc., se laisse convaincre de faire du bareback. C’est un peu triste que l’on joue sur leur naïveté, sur leur fragilité [des jeunes acteurs].

Donc la prévention est importante pour toi?
La porno est en première ligne pour faire de la prévention. C’est le seul média qui montre l’acte sexuel complet sans retenue, sans cacher quoi que ce soit, c’est très explicite. Donc, oui, je crois que l’on fait un certain travail de prévention et d’éducation auprès des jeunes. Lorsque je parle à d’autres acteurs, je leur dis qu’une scène bareback ne boostera pas leur carrière, cela ne les mettra pas plus de l’avant. Il faut savoir se faire respecter. Et je crois qu’on a le choix en tant qu’acteur de le faire ou de ne pas le faire.
Quel est ton genre de gars?
Bien sûr, j’aime les beaux garçons bien faits, c’est tout l’intérêt de faire du porno, mais sur le plan personnel je suis très sensible aux qualités moins physiques: avoir du coeur, être intelligent, cultivé, compréhensif… j’accorde beaucoup de valeur à cela.
Enfin, quelle est ta position préférée Jordan?
DOGGIE STYYYYYYYYYYYYYYYYYYYLLLLLLLLEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!!!! (à quatre pattes) J’adore cette position, je me sens bien en contrôle de la situation ainsi!

Merci infiniment Jordan pour ce moment privilégier en ta compagnie.
Merci!
Videographie partielle (DVD)
• Jingle Balls (Diamnond Pictures, 2010)
• Giuseppe And His Buddies (Lucas Kazan, 2010)
• Keller (Cazzo Film Berlin, 2010)
• En vacances avec Jordan Fox (Crunchboy.fr, 2010 – réalisateur)
• À poil les Bleus (Crunchboy.fr, 2010)
• Versaut (Cazzo Film Berlin, 2010)
• Auditions 32: International Auditions (Lucas Entertainment, 2010)
• Kraftsmen (Man’s Art, 2010)
• Blow Jobs (Lucas Entertainment, 2010)
• Rough/Tender (Lucas Kazan, 2010)
• Inside Israel (Lucas Entertainment)
• Abgefist Und Vollgepisst (Fucked & Pissed, Young Bastards, 2009)
• Sprizz! Werk (EuroXXX, 2009)
• Almatrieb (EuroXXX, 2009)
• Stross Zeit (Rush Hour, Spritzz, 2009)
• Prachstücke (EuroXXX, 2009)
• Forest Hunks (EuroXXX, 2009)
• Straight Guys Fuck Harder (Fresh SX, 2009)
• Young Offenders (Triga, 2008)
• Notgeil (Cazzo Film Berlin, 2008)
• Fanatics (Cazzo Film Berlin, 2008)
BONUS !
Jordan Fox , les coulisses du studio CrunchBoy !
Voir ses videos XXX sur CrunchBoy.fr
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